• phildemer

Une histoire de mer


Au revoir Corse, je reviens bientôt…

La fin de la journée se passe au mouillage devant le petit port de Centurie, trop petit pour les voiliers car un fond d’algues réduit la profondeur, l’eau est bonne et le bain apprécié. Nous ne sommes pas nombreux à l’ancre à l’abri du Galbani.

Dernière soirée avant le retour sur le continent et sa traversée en direction de Saint Tropez soit environ 140 miles en ligne droite.

Départ prévu pour 3 heures pour naviguer en avant d’un coup de vent annoncé pour la journée avec des vents forçant sur le grand frais en milieu de journée comme en connait la méditerranée au mois de mai.



Calvi

Le repas de l’équipage terminé, la soirée sur le pont se distille doucement avec des discussions sur les lieux visités pendant cette semaine, un verre à la main. La nuit tombe et chacun rentre dans sa cabine pour préparer le quart qui lui a été attribué pour la traversée.

Trois heures, le réveil sonne et je suis du premier quart, seul, mais Julie sera à l’écoute pour intervenir à ma demande.

Le moteur démarre sans problème, la mer est calme et le vent encore endormie comme l’équipage. Je lève l’ancre et me déhale pour quitter cet abri et contourner l’ilot qui borde le port.

En mer, le pilote calé sur le cap à suivre, je monte la grand-voile mais la brise n’est pas levée. Au bout d’une heure de ronronnement, je coupe le moteur car le vent se lève gentiment, je déroule le génois et procède au réglage pour avoir une belle allure sans transformer les couchettes du bord en planche à savon.

Le silence envahi l’aube qui se lève doucement et les lueurs du jour apparaissent sur le cap Corse qui se dessine en ombre chinoise sur la mer, puis le soleil se lève à son tour pendant que tout le monde dort encore dans le bateau.

Assis dans le cockpit, un café à la main, je regarde ces couleurs du matin prendre de plus en plus de luminosité, chassant la nuit qui s’éloigne au fur et à mesure que le bateau avance. Un spectacle coloré que je ne me lasse pas de regarder.

Julie vient me rejoindre, il est huit heures et j’ai faim, l’odeur d’un bon petit déjeuner va bientôt remplir le carré et l’équipe du second quart pourra prendre la relève. Je me glisserai alors dans les draps d’une couchette pour rêver à la Corse.

Phildemer.



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